27-29 novembre 2026 : Breathwork et Clarification — stage résidentiel de week-end en Normandie
240,00 €
Description
Breathwork et Clarification
Du vendredi 27 novembre 2026 (18h) au dimanche 29 novembre 2026 (17h), en Normandie
Avec Yves-Marie L’Hour
Le corps garde ce que la mémoire a rangé
Une dispute à sept ans. Un accident à quinze. Le jour où quelqu’un est parti sans prévenir.
Le mental classe ces choses. Il les explique, les date, finit par les trouver anciennes. Le corps, lui, ne les a pas rangées. Elles sont dans l’épaule qui se tient toujours un peu trop haut, dans la respiration qui se raccourcit sans raison, dans ce qui se serre quand une certaine personne entre dans la pièce.
C’est pour cela qu’on peut avoir tout compris de son histoire et n’en être pas plus libre. Comprendre est une opération du mental. Ce qui est logé dans les tissus ne s’adresse pas au mental.
Deux techniques, et deux sens de circulation
Ce week-end associe deux pratiques que je conduis depuis longtemps : les techniques de rebirth — la respiration consciente et connectée — et les techniques de la Clarification Relationnelle®, la contemplation et la communication en dyade.
Ce n’est pas un assemblage de circonstance. Les deux clarifient le même matériau, mais elles le prennent en sens inverse — et c’est exactement ce qui les rend complémentaires.
Le rebirth clarifie de bas en haut
La respiration circulaire travaille dans l’organique. Elle va chercher dans les tissus, le diaphragme, la gorge — ce qui s’est contracté un jour et n’a jamais reçu l’ordre de se relâcher.
Rien n’est compris d’abord. Une sensation monte. Puis une émotion, souvent sans objet identifiable. Puis parfois une image. Et parfois seulement après, bien plus tard, un sens.
C’est un mouvement ascendant : la matière remonte vers la conscience. Ce qui était pris se remet à circuler avant même qu’on sache de quoi il s’agissait. C’est déroutant pour qui a l’habitude de comprendre d’abord, et c’est précisément là que la respiration passe où l’analyse ne passe pas.
La dyade clarifie de haut en bas
En dyade, on est assis, immobile, face à quelqu’un. On contemple ce qui est là, et on le communique à une personne qui reçoit sans rien en faire — sans conseil, sans interprétation, sans même un hochement de tête.
Là, quelque chose se voit. Un rôle. Une décision ancienne, prise à un âge où l’on ne savait pas qu’on décidait. Une chose tenue pour vraie depuis si longtemps qu’on ne la voyait plus.
C’est une prise de conscience, et elle arrive par le haut. Mais elle ne s’arrête pas là. Une prise de conscience communiquée et reçue descend : elle cesse d’être une idée juste et va se loger dans le corps — dans le souffle qui s’ouvre, dans l’épaule qui redescend, dans le ventre qui se dénoue une heure plus tard sans qu’on l’ait cherché.
Mouvement descendant : la conscience s’intègre dans l’organique.
Ce que l’alternance produit
Prises séparément, chacune de ces deux voies laisse quelque chose en suspens.
Une session de souffle remonte beaucoup de matière, et une part reste sans mots — une intensité qu’on a traversée et qu’on ne sait pas nommer. La dyade qui suit lui donne des mots, et un témoin.
Une prise de conscience en dyade peut être très claire et rester en haut, chez les gens qui savent bien penser. La session de souffle qui suit la fait descendre, et le corps l’apprend à son tour.
L’une remonte de l’organique vers la conscience. L’autre redescend de la conscience vers l’organique. Sur trois jours, en alternance, les deux mouvements finissent par se rejoindre — et ce qui se clarifie là ne se reforme pas.
Respirer sans pause, une heure durant
Le rebirth est une approche psycho-corporelle apparue au début des années 1970 avec Leonard Orr, enrichie en France par la psychologue Dominique Levadoux, qui y a intégré des apports de la psychanalyse et de la gestalt-thérapie.
Le principe tient en une phrase : pendant environ une heure, on respire de façon continue et circulaire, sans pause entre l’inspiration et l’expiration. Allongé, couvert, accompagné, sans rien d’autre à faire.
Cela paraît trop simple pour agir. Sans même le savoir, nous modulons notre souffle en permanence pour ne pas sentir certaines choses — un souffle court, retenu, tenu en haut de la poitrine. C’est une manière très ancienne et très efficace de ne pas être là. La respiration circulaire fait exactement l’inverse : elle maintient le flux, et ce qui était tenu à distance revient.
Les dix premières minutes sont étranges, un peu inconfortables ; le corps cherche ses pauses habituelles. Puis viennent les picotements, la chaleur, les mains qui fourmillent, quelques fois des tétanies. Entre trente et cinquante minutes, c’est souvent intense. La dernière partie apaise.
Deux chaises, et une phrase qui ne change pas
La Clarification travaille par dyades. Vous êtes assis face à un autre participant. Il vous donne une instruction — toujours la même — puis il se tait.
Il ne relance pas. Il ne commente pas. Il reçoit.
Vous, vous regardez ce qui est là, et vous le lui communiquez. Puis vous retournez regarder. Au bout de quelques minutes, il dit merci, et vous échangez les rôles.
Au début, ce silence en face est difficile à supporter. On cherche une réaction, un signe que c’était bien dit. Il n’y en a pas. Et c’est précisément parce qu’il n’y en a pas que la chose peut se déposer entièrement.
Le rythme du week-end
Nous alternons les deux pratiques du vendredi soir au dimanche après-midi.
Des sessions de souffle, guidées et accompagnées de bout en bout. Des séquences de dyades, avant et après chacune : avant pour poser ce qui est là, après pour recevoir ce qui est monté. Des temps de parole en cercle, sans conseil ni interprétation : simplement dire, pour ancrer. Et des temps de silence, parce que ce qui a bougé a besoin de se déposer.
Les repas se prennent ensemble. La vie du groupe commence à table, et une bonne partie de ce qui se dépose se dépose là.
Pour qui, et pour qui non
Pour qui a déjà beaucoup travaillé — en thérapie, en méditation, intellectuellement — et sent que quelque chose reste pris dans le corps.
Pour qui se sent coupé de ses émotions, de sa vitalité, de son élan.
Pour qui cherche une voie somatique et directe, plutôt qu’une compréhension de plus.
Aucune expérience préalable du rebirth ou des dyades n’est nécessaire.
Ce n’est pas pour tout le monde, et pas à n’importe quel moment. La respiration consciente est une pratique puissante, qui fait remonter des contenus intenses. Des contre-indications existent — épilepsie, troubles cardiovasculaires graves, états psychotiques. Et si vous traversez quelque chose qui demande un médecin : ce travail n’est pas un soin, et il ne remplace aucun suivi.
Au besoin, un entretien préalable permet de regarder, ensemble.
Informations pratiques
Dates : vendredi 27 novembre 2026 à partir de 18h (accueil) → dimanche 29 novembre 2026 à 17h
Lieu : en Normandie — l’adresse exacte est communiquée après inscription
Frais d’animation : 240 € par personne
Hébergement : 60 € par personne pour les deux nuits
Repas : en auberge espagnole — chacun apporte de quoi manger et boire, et l’on partage
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