Séminaire Intensif vers l’Éveil (« Qui suis-je ? »)
Dates et calendrier
« Vous ne pouvez pas réellement perdre la Vérité, parce qu’elle est partout et toujours. »
Charles Berner
Désirer la Vérité plus que tout
Quatre ou sept jours, une seule question, et deux individus face à face en quête de la Vérité. Au fil des dyades, les réponses apprises s’épuisent : les rôles, l’histoire, les idées sur soi. Et un jour, soudainement, ce que vous contemplez se montre sans intermédiaire. Une évidence est reconnue, et son parfum ne vous quitte plus.
Après des années de méditation, de lectures, de travail thérapeutique, beaucoup connaissent les mots : la non-dualité, le Soi, la conscience témoin. On sait qu’on n’est ni ses pensées, ni ses émotions, ni son corps. Le savoir et le reconnaître ne sont pas la même chose. Il existe un moment où la connaissance accumulée cesse de servir, où les mots s’arrêtent, et où ce qui n’était qu’une idée devient une expérience. Le séminaire intensif est construit pour ce moment.
D’où vient le séminaire intensif
Le séminaire intensif a été conçu en 1968, en Californie, par Charles Berner, qui s’est inspiré des retraites sesshin du zen et de plusieurs traditions contemplatives. Il en a fait une forme originale : au lieu de méditer seul, on contemple à deux, et l’autre devient le témoin de ce qui se découvre. Depuis, la méthode se transmet de maître d’intensif à participant, et elle a été pratiquée par des milliers de personnes dans le monde.
Sans théorie à étudier ni système à adopter, le séminaire crée des conditions : le silence, le rythme, une seule question. Ce qui se découvre dans ces conditions vous appartient, et se découvre à votre rythme.
Comment se déroule un séminaire intensif
Pendant quatre ou sept jours, on se retire du quotidien pour une seule exploration. La journée alterne plusieurs pratiques :
- les dyades : deux personnes face à face. L’une donne une instruction — « Dis-moi qui tu es », « Dis-moi ce que tu es », « Dis-moi ce qu’est la vie », « Dis-moi ce qu’est un autre » — puis écoute en silence et reçoit, cinq minutes entières, sans commenter ni relancer. L’autre contemple, et communique ce qui surgit. Un « merci », et l’on inverse. Douze dyades par jour ;
- la contemplation silencieuse, assise, où la question continue de travailler de l’intérieur ;
- les marches silencieuses, pour que l’exploration passe aussi par le corps en mouvement ;
- le travail corporel et le souffle, pour relâcher les tensions et rester disponible ;
- deux temps d’enseignement par jour, et des repas pris en silence.
Le séminaire est conduit par un maître d’intensif, entouré d’assistants, formés dans cette lignée et qui ont eux-mêmes traversé le processus. Leur rôle : tenir le cadre, le rythme et le silence, pour que chacun puisse aller aussi loin qu’il le peut.
Un cadre rigoureux et bienveillant
Le silence, le rythme des dyades, les règles, les marches silencieuses, les pratiques corporelles : le cadre soutient l’ouverture et permet d’en prendre le risque. On laisse derrière soi le téléphone, les conversations, les distractions, et ce retrait rend possible ce que le quotidien empêche. La technique de la dyade permet de traverser chaque état, chaque crise, l’une après l’autre, jusqu’à la révélation de l’essentiel.
Ce qui distingue le séminaire intensif
- La relation au cœur de la pratique. On ne médite pas seul dans son coin pendant des jours : la présence de l’autre, qui reçoit sans juger, sert de miroir à ce qui se découvre.
- Une seule question. Pendant toute la durée du séminaire, on travaille une question fondamentale. Cette concentration fait apparaître ce qu’une pratique dispersée laisse souvent dans l’ombre.
- Un rythme qui dépasse le raisonnement. L’alternance de la contemplation et de l’écoute, heure après heure, épuise les réponses toutes faites et laisse place à l’expérience directe.
- Une transmission vivante. La méthode ne s’apprend pas dans les livres ; elle se transmet, dans une lignée qui remonte à Charles Berner.
À qui s’adressent les séminaires intensifs
À des chercheurs de vérité, prêts à traverser ce qui se présentera pour rencontrer qui ils sont, au-delà du mental et de l’ego. Beaucoup méditent ou accompagnent eux-mêmes depuis longtemps. Ils ont souvent :
- exploré plusieurs voies — méditation, non-dualité, thérapie — et sentent qu’il manque l’expérience directe, au-delà des concepts ;
- une compréhension claire de la nature du Soi, sans l’avoir encore reconnue de façon stable ;
- le désir de dépasser des blocages émotionnels ou existentiels qui les tiennent à distance d’eux-mêmes ;
- déjà vécu une ouverture, qu’ils souhaitent approfondir et intégrer dans leur vie quotidienne.
Le séminaire demande une certaine maturité sur le chemin : la capacité de rester plusieurs jours en introspection, et l’ouverture à remettre en question ses certitudes. Si vous débutez, d’autres propositions sont plus progressives. Un entretien préalable a lieu avant toute première participation.
Ce que les participants en rapportent
- Un rapport au monde et à la vie apaisé : la réalité devient plus lumineuse.
- Des relations plus simples et plus vraies, parce qu’on cesse de jouer inconsciemment un personnage, et qu’on reconnaît la vérité de l’autre autant que la sienne.
- Un appui intérieur qui tient, par beau temps comme au cœur des crises : plus de sécurité, moins de dramatisation.
Deux mois après le séminaire, aux retrouvailles de la promotion (prénoms modifiés) :
« J’ai vraiment l’impression que la structure de mon cerveau a changé à la suite de ce séminaire. […] J’ai vécu « dis-moi ce qu’est la mort » et « dis-moi ce qu’est la souffrance ». Et ce qui m’a été offert, je crois que c’est un cadeau incroyable, c’est de pouvoir traverser ça pour pouvoir dire que si on traverse ça, il n’y a plus rien qui empêche d’être libre. »
Hélène
« Peu de temps après le stage, j’ai eu une réalisation soudaine qui transforme ma vie. […] Depuis, je ne fais plus rien par rapport à ce qui existe, sans objectif, sans chercher de résultat. Et ça décharge mon corps de mes émotions figées, de mon angoisse notamment, et je me sens de plus en plus apaisé. »
Julien
« Ce que je ressors de ce séminaire, c’est un changement de manière d’être ou de vivre, vraiment. […] Bien sûr que le mental me rattrape de temps en temps, mais je le vois. Ça se traverse. »
Olivier
Une intégration qui s’inscrit dans la durée
Une ouverture transforme le rapport à soi, aux autres, à la vie ; elle demande aussi du temps pour s’ancrer. C’est pourquoi le séminaire se prolonge :
- des pratiques de souffle en fin de séminaire, pour que l’expérience se dépose et s’incarne dans le corps ;
- les retrouvailles de la promotion, environ un mois après ;
- le Sādhana en ligne, deux fois par mois, pour prolonger l’expérience dans la vie quotidienne, entre deux séminaires.
Pour qui a déjà vécu des séminaires intensifs, chaque séminaire prolonge le précédent et approfondit l’ouverture au lieu de la collectionner : on y explore d’autres facettes de la question — « Dis-moi ce qu’est un autre », « Dis-moi ce qu’est la vie ». Certains repartent d’un premier séminaire avec une graine qui continuera de germer ; d’autres reviennent chaque année. Il n’y a pas de bonne manière de cheminer, seulement la vôtre.
Format et participation
- Quatre jours ou sept jours (avec trois jours d’intégration par le corps et le souffle), en résidentiel. Les dates sont sur les fiches des séminaires.
- Frais d’animation : 480 € (4 jours) · 780 € (7 jours). Pension complète, réglée sur place : 350 € (4 jours) · 600 € (7 jours).
- Entretien préalable pour une première participation.
« Bien que tu sois ensorcelé par ce monde, au secret de toi-même tu es un trésor caché. Ouvre les yeux intérieurs, reviens enfin à l’origine de ta propre origine. »
Rûmî

