Ces maîtres du monde qui veulent fuir la condition humaine s’enferment dans la matière
Il existe un club plus fermé que Bilderberg et Davos. Il s’appelle Dialogue, il a été fondé en 2006 par Peter Thiel et un entrepreneur de la Silicon Valley, et il réunit chaque année deux cent vingt-deux personnes dans un lieu tenu secret, pour quatre ou cinq jours. On y vient sur invitation, en jet privé. Aucun micro, aucun compte-rendu, aucune citation. Pendant vingt ans, personne n’a su ce qui s’y disait.
Une fuite a changé cela au début de l’été. On connaît maintenant la liste des invités et l’ordre du jour : sortir de l’enfermement de la matière, s’extirper de la condition humaine. Elon Musk, un sénateur américain, le secrétaire au Trésor, le gendre du président, un général quatre étoiles de l’OTAN, un acteur de Hollywood, un chroniqueur du New York Times. Assez d’argent et d’influence réunis dans un même hôtel pour dépasser le produit intérieur brut de plusieurs pays européens.
Et quand on lit ce qui était prévu au programme, on ne trouve pas un plan de domination. On trouve un catalogue de peurs. Relancer le nucléaire. Survivre à la troisième guerre mondiale. Les technologies du champ de bataille. Comment bâtir sa propre secte.
Ces gens ne cherchent pas à prendre le monde. Ils cherchent à en sortir.
Ce que cherche quelqu’un qui a déjà tout
De quoi a besoin quelqu’un qui possède déjà tout ? Pas d’un yacht de plus. De sécurité. Et la sécurité, contrairement à la fortune, n’a pas de plafond — c’est un besoin qui grandit exactement à la vitesse où on essaie de le combler.
Les investissements de Peter Thiel depuis vingt ans dessinent une carte cohérente, et cette carte n’est pas celle d’un empire. C’est un plan d’évacuation. Sortir de l’État, sortir de la monnaie, sortir de la démocratie, sortir de la planète, sortir de son propre corps.
Il commence par les passeports. Allemand de naissance, américain d’adoption, il obtient discrètement la citoyenneté néo-zélandaise en 2011 après douze jours passés dans le pays — un lien « exceptionnel » avec la Nouvelle-Zélande, dira le dossier. Il y achète près de deux cents hectares au bord d’un lac et dépose un permis pour un abri semi-enterré de deux mille mètres carrés.
Mais collectionner les passeports ne libère de rien. Cela permet seulement de choisir qui vous contrôle. Alors il finance en 2008 un institut qui doit bâtir des cités flottantes dans les eaux internationales, hors de toute juridiction. Puis il investit très tôt dans SpaceX et suit le projet martien : garder une copie de l’espèce ailleurs, au cas où. Puis, le corps devant tenir jusque-là, il finance la recherche antivieillissement et paie de son vivant une entreprise de cryogénie pour conserver sa tête après sa mort, si la science trouve un jour comment la rebrancher. Enfin, l’argent lui-même étant devenu traçable et saisissable, il achète du Bitcoin dès 2012. Un survivaliste ordinaire stocke des conserves et de l’or. Celui-ci stocke des clés USB.
Rien de tout cela n’a marché
C’est le fait qu’on oublie de regarder.
Le permis de construire de l’abri a été refusé par les autorités locales. Dix-sept ans après sa fondation, l’institut des cités flottantes n’a produit aucune plateforme — seulement des images de synthèse. Aucune start-up de longévité n’a prolongé la vie d’un seul être humain d’une seule journée. La cryogénie affiche zéro succès. Et la retraite annuelle du club, qui devait se tenir en août 2026 dans un hôtel isolé des montagnes irlandaises, a été annulée : après la publication des documents, une campagne militante s’est organisée, et l’hôtel a cédé et annulé la réservation.
Le club le plus secret et le plus riche de la planète s’est fait refuser l’entrée d’un hôtel.
On peut lire cela comme une anecdote amusante. C’est aussi un renseignement. Ces hommes disposent des meilleurs analystes, des meilleures données, de l’accès aux services de renseignement par leurs propres entreprises, et de moyens financiers sans équivalent historique. S’ils échouent avec tout cela, ce n’est probablement pas un problème d’exécution. C’est que la stratégie elle-même contient une erreur.
On ne sort pas de la matière par la matière
L’erreur est structurelle.
Chaque dispositif d’évasion crée une dépendance nouvelle, souvent plus contraignante que celle dont il devait affranchir. L’abri antinucléaire dépend d’un permis de construire, donc d’une mairie, donc précisément de l’État qu’il devait rendre inutile. Le passeport supplémentaire dépend d’un gouvernement qui peut le retirer. La cité flottante dépend du droit international qu’elle prétend contourner, et d’une chaîne d’approvisionnement continentale pour l’eau et la nourriture. La cryogénie dépend d’une entreprise privée qui doit survivre plusieurs siècles à son client — pari statistiquement absurde. Le Bitcoin dépend d’un réseau électrique mondial et d’une clé de douze mots que son propriétaire peut oublier.
Chaque mur bâti contre le monde est fait de monde. On ne construit pas une sortie avec les matériaux de la pièce dont on veut sortir.
La contradiction est plus nette encore quand la fuite vise le corps. Vouloir échapper aux limites physiologiques — le vieillissement, la panne, la fin — oblige à s’occuper d’un organisme comme on ne s’en était jamais occupé. Compter des cellules, surveiller des marqueurs sanguins, mesurer un sommeil, réfrigérer une tête à moins cent quatre-vingt-seize degrés en espérant qu’une entreprise privée paiera l’azote pendant trois siècles. Celui qui veut le moins dépendre de sa chair est celui qui y pense du matin au soir. La sortie resserre le lien qu’elle devait couper.
Fuir une chose lui donne un pouvoir qu’elle n’avait pas. Tant que le monde m’est indifférent, il ne me tient pas. Dès que j’organise ma vie autour de sa menace, je lui accorde le droit de dicter mes journées, mes investissements, mes amitiés et mes rêves — ce qui est une définition parfaitement acceptable de la servitude. L’homme qui a passé vingt ans à préparer sa sortie du monde y aura consacré plus d’attention que n’importe lequel d’entre nous.
Je connais un peu ce mouvement, à une échelle sans commune mesure. J’ai découvert que ma maison était dévorée de l’intérieur par les termites. Une invasion invisible, silencieuse, qui travaillait depuis des années dans des poutres, des cloisons et charpentes qui paraissaient saines. Il a fallu ouvrir les murs, le toit, effondrer les dalles, tout mettre à nu, déposer les réseaux et vivre plus d’un an sans domicile fixe en attendant de tout reconstruire à zzero à partir de 4 murs de pierre brute à ciel ouvert. Ce que j’ai compris pendant ces travaux, c’est que la tentation permanente était de fortifier — traiter, blinder, protéger, garantir. Et que la seule chose qui a réellement fonctionné a été l’inverse : ouvrir, exposer, laisser l’air et la lumière entrer là où l’obscurité avait permis le travail de sape. Une maison ne se protège pas en se fermant. Elle se protège en cessant d’offrir des zones que personne ne regarde.
Le théoricien pris à son propre piège
Toute la vision du monde de Peter Thiel repose sur une idée qu’il a reçue à Stanford dans les années quatre-vingt, en suivant les cours d’un philosophe français, René Girard.
L’idée est simple et dévastatrice : nous ne désirons jamais un objet pour lui-même, mais parce qu’un autre le désire. Le désir n’est pas spontané, il est copié. Un modèle — un parent, un ami, une célébrité — désigne ce qui vaut la peine d’être voulu, et nous le voulons. Comme le modèle veut la même chose, il devient simultanément le guide et le rival. La rivalité qui s’ensuit n’a plus grand-chose à voir avec l’objet ; elle se nourrit d’elle-même.
Thiel dit être sorti bouleversé de ces cours et avoir passé sa vie à appliquer cette lecture. C’est elle qui lui a fait comprendre, dit-il, que Facebook allait exploser — un réseau qui monétise le désir mimétique à l’échelle planétaire, où chacun veut ce que son voisin affiche. Il y a investi cinq cent mille dollars en 2004, revendus plus d’un milliard.
Mark Zuckerberg construit un domaine fortifié de cinq cent soixante-dix hectares à Hawaii. Larry Ellison a acheté quatre-vingt-dix-huit pour cent d’une île hawaïenne. Jeff Bezos et Larry Page financent chacun leur entreprise de longévité. Thiel finance la sienne, et cherche son abri au bord d’un lac néo-zélandais.
Avant, ils voulaient tous le même yacht et la même montre. Aujourd’hui ils veulent tous la même forteresse. Le plus grand théoricien vivant du désir mimétique est devenu le spécimen le plus pur de sa propre théorie — et ses disciples avec lui.
La peur est mimétique, elle aussi. Elle se copie exactement comme le désir, et elle se copie d’autant mieux qu’on la partage entre gens dont on respecte le jugement. Une réunion de Dialogue, décrite froidement, c’est un homme qui prépare sa retraite à l’abri du monde, qui croise un voisin préparant la même, et qui repart un peu plus effrayé qu’il n’est arrivé. Deux cent vingt-deux personnes qui se transmettent leurs terreurs dans un huis clos où aucune voix extérieure ne vient les tester.
Ce n’est pas une espèce nouvelle. Rockefeller, premier milliardaire de l’histoire moderne, a fini obsédé par l’idée d’atteindre cent ans, ne se nourrissant plus que de lait chaud et de biscottes sous surveillance médicale permanente ; il est mort à quatre-vingt-dix-sept. Howard Hughes a fini reclus dans une suite de Las Vegas, cheveux et ongles longs, retranché derrière des remparts de boîtes de mouchoirs, terrifié par des microbes imaginaires. William Randolph Hearst s’est enfermé dans un château rempli d’œuvres pillées, hanté par l’idée qu’on le vole. La fortune ne protège pas de la peur. Elle finance sa mise en scène.
Le mental est Méphistophélès
C’est ici que la question cesse d’être économique ou politique et devient intérieure, parce que ce mécanisme n’appartient pas aux milliardaires. Il leur donne seulement les moyens de le rendre spectaculaire.
Goethe fait dire à Méphistophélès une phrase que Boulgakov a placée en épigraphe du Maître et Marguerite, pour présenter Woland : je suis une partie de cette force qui veut toujours le mal et qui fait toujours le bien. On la cite habituellement pour son paradoxe. Elle décrit surtout, avec une précision qu’on ne trouve nulle part ailleurs, le fonctionnement exact du mental.
Le mental sépare. C’est sa fonction, et il la remplit admirablement. Il distingue le moi du non-moi, le dedans du dehors, le mien du tien, le sûr du dangereux. Sans lui on ne traverserait pas une rue. Ce n’est pas un ennemi, et le traiter comme tel est la plus commune des erreurs spirituelles.
Mais un outil qui sépare, appliqué à l’existence entière, produit une expérience très particulière : celle d’être une chose fragile et bornée, entourée de choses qui pourraient l’abîmer. Le mental ne fabrique pas les menaces. Il fabrique le siège — cette position de citadelle assiégée à partir de laquelle tout, y compris ce qui n’existe pas encore, devient une agression possible.
Alors il fortifie. Il anticipe, il stocke, il assure, il diversifie, il prévoit une issue de secours. Un bunker n’est rien d’autre qu’un mental rendu visible en béton. Et comme tout ce qu’il touche devient une chose de plus à défendre, chaque protection ajoutée agrandit exactement ce qu’elle devait réduire. Celui qui possède le plus a le plus à perdre, donc le plus à craindre, donc le plus à fortifier. C’est une boucle, et elle ne connaît pas de point d’arrêt interne. C’est pourquoi elle produit les mêmes symptômes chez le milliardaire et chez la personne qui vérifie trois fois que la porte est fermée : le montant change, jamais le mouvement.
Les traditions indiennes ont un mot pour cette boucle : samsāra, la roue. On le traduit par « cycle des renaissances », ce qui l’éloigne dans le temps et le rend inoffensif. La chose se vérifie sur une journée. Un problème se présente, le mental cherche une solution, la solution demande une position à tenir, la position produit un problème neuf. Et le tour reprend, un peu plus serré.
Ce qui fait tourner la roue n’est pas la difficulté des problèmes. C’est l’endroit où on cherche. On ne résout pas un problème du mental depuis le mental, pas plus qu’on ne sort de la matière par la matière — c’est la même erreur, un étage plus haut. Et chaque solution qu’on y investit nourrit le problème qu’elle prétend clore, parce qu’elle en reconduit la prémisse : qu’il y a ici quelqu’un de menacé.
Personne, d’ailleurs, ne retient personne. C’est nous qui adhérons.
Et pourtant Méphisto sert. C’est la seconde moitié de la phrase. Cette force qui veut le mal fait le bien — parce que l’échec répété de chaque forteresse est ce qui finit par retourner quelqu’un. Tant que la stratégie fonctionne un peu, on continue. Le jour où l’on voit que le permis a été refusé, que la cité flottante n’existe que sur un disque dur, que personne n’a jamais été décongelé, et que l’hôtel a annulé la réservation — ce jour-là quelque chose peut céder. Non pas la peur, mais la croyance qu’il existe une réponse matérielle à la peur. Une bonne nouvelle déguisée en défaite. C’est le seul service que le mental puisse rendre à ce niveau. J’ai écrit ailleurs sur ce qu’on peut faire du mental quand il tourne en boucle, et le principe est le même à toutes les échelles.
L’autre évasion
La tradition gnostique veut exactement la même chose que ces hommes. Sortir de ce monde. C’est littéralement sa prémisse — ce monde n’est pas la maison, quelque chose ici est en exil, et il y a une sortie.
Le désaccord ne porte pas sur l’objectif. Il porte sur le geste.
La voie matérielle dit : je vais me séparer du monde. Bâtir un mur assez épais, aller assez loin, durer assez longtemps. Elle traite le monde comme un lieu dont on s’extrait physiquement.
La voie gnostique dit autre chose. Ce n’est pas la matière qui vous retient ici. C’est l’identification. Ce qui vous attache n’est pas le corps, ni l’argent, ni le pays, ni la mort — c’est le fait de croire que vous êtes cette chose fragile qui doit se défendre. Retirez cette croyance, et le monde n’a plus de prise. Non parce qu’il a disparu, mais parce qu’il n’y a plus rien en vous qui offre une surface où s’accrocher.
On voit alors pourquoi la fuite matérielle produit l’inverse de ce qu’elle vise. Chaque effort pour échapper à la condition du corps oblige à s’identifier davantage à ce corps : il faut bien le sauver, donc le tenir pour soi. La forteresse ne fait pas que protéger l’identification. Elle la fabrique.
C’est pourquoi la figure d’aboutissement de cette voie n’est pas le survivant retranché. C’est le saint. Et le saint est exactement l’inverse d’une forteresse : il n’a rien à défendre, donc rien à perdre, donc rien qui puisse le retenir. On ne peut rien lui prendre qui compte. On ne peut pas le menacer utilement. Il est déjà sorti, sans avoir bougé.
J’ai partagé sur ce site le Conte de la Perle, ce récit des Actes de Thomas où un prince est envoyé en pays étranger chercher une perle, et où, distrait par les plaisirs du lieu, il oublie qui il est et pourquoi il est venu. Ce qui me frappe dans ce conte, à chaque relecture, c’est que l’exil n’est jamais géographique. Le prince n’est pas prisonnier du pays étranger : il est prisonnier de son oubli. Rien ne le retient physiquement. Il pourrait partir à tout instant. Et le retournement, quand il vient, n’est pas une évasion — c’est une lettre qui lui rappelle son nom.
Aucun mur n’aurait aidé ce prince. Aucun passeport, aucun bunker, aucune plateforme flottante. Ce qui l’a délivré est de se souvenir de ce qu’il était avant d’arriver.
L’indifférence, qui n’est pas le mépris
Le mot prête à confusion.
L’indifférence gnostique à la matière n’est pas du dégoût, ni de l’ascèse, ni un refus de vivre. Le saint mange, travaille, dort quelque part, soigne ses proches. Il ne méprise pas le monde — le mépris est encore une relation, et une relation assez intense. Il ne lui accorde simplement pas le pouvoir de décider ce qu’il est.
C’est une différence de statut, pas de comportement. Deux personnes peuvent mener des vies extérieurement identiques — même maison, même travail, même compte en banque — et se tenir dans des rapports au monde entièrement opposés. L’une organise son existence autour de ce qui pourrait lui être retiré. L’autre traverse les mêmes journées sans que la question se pose.
Et c’est là que se trouve la vraie liberté, si le mot a un sens : non pas être hors d’atteinte, mais ne plus pouvoir être utilisé contre soi-même. Le monde ne devient pas moins dangereux. Il perd sa prise.
Cette voie a un coût, et il serait malhonnête de ne pas le dire : elle demande de lâcher exactement ce que la voie matérielle cherche à consolider. Elle ne promet aucune sécurité — elle propose de découvrir qu’on n’en avait pas besoin, ce qui est bien plus inconfortable à entendre. Personne n’y va par confort. On y va généralement quand toutes les autres portes ont été essayées, ce qui nous ramène au service que rend Méphisto.
Ce qu’ils savent peut-être
Reste une objection sérieuse.
Ces deux cent vingt-deux personnes ont accès à des choses que nous n’avons pas. Des données de renseignement par leurs propres sociétés d’analyse, des prévisions économiques que personne d’autre ne voit, des contacts au plus haut niveau militaire. Ils consacrent un temps et un argent considérables à préparer leur fuite. Peut-être savent-ils quelque chose que nous ignorons, et peut-être que ceux qui ricanent aujourd’hui riront moins dans dix ans.
C’est possible. Mais l’autre hypothèse tient au moins aussi bien, et elle a pour elle la théorie que leur propre chef de file a passé sa vie à défendre : ils sont peut-être enfermés dans une chambre d’écho où la peur, comme le désir, se copie et s’amplifie entre gens qui se prennent mutuellement pour modèles.
Ce qui est certain, en revanche, c’est que la sortie qu’ils cherchent n’a jamais été trouvée par les moyens qu’ils emploient. Deux mille ans de tradition contemplative, de toutes les cultures, disent la même chose avec une constance remarquable : on ne quitte pas ce monde en s’y enfonçant. Et le fait que les gens les plus riches de l’histoire humaine échouent aujourd’hui, avec les meilleures technologies jamais construites, à réaliser ce que des hommes sans rien ont accompli assis contre un mur, n’est peut-être pas une coïncidence.
La question qui reste ouverte n’est pas la leur. Elle est plus proche. Sous une forme évidemment plus modeste, chacun de nous entretient une version de ce dispositif — une réserve, une porte de sortie, un plan B, quelque chose qu’on garde de côté au cas où. Ce n’est pas déraisonnable, et je ne conseille à personne de vider son compte en banque.
Mais il vaut la peine de regarder ce qu’on fortifie, et surtout de vérifier si le mur qu’on élève ne serait pas en train de dessiner la cellule.
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