Trauma développemental et NARM : racines et branches d'un jeune arbre reflétées en miroir dans une eau calme
|

Traumatisme relationnel et trauma développemental : ce que travaille le NARM

Temps de lecture : 15 minutes

Il y a des gens qui arrivent en séance sans rien à raconter.

Pas d’accident, pas d’agression, pas de deuil récent. Une enfance « normale », des parents « qui ont fait ce qu’ils ont pu ». Et pourtant quelque chose ne va pas depuis toujours, sans qu’ils sachent dire quoi. Ils se sentent à côté. Ils ont des relations qui s’abîment de la même façon à chaque fois. Ils sont épuisés d’être quelqu’un.

Quand on leur demande ce qui leur est arrivé, ils ne trouvent rien à répondre. Et ils ajoutent souvent, comme une excuse : « je n’ai pas de raison de me plaindre ».

C’est cette situation que le NARM prend au sérieux.

Qu’est-ce qu’un traumatisme relationnel ?

Un traumatisme relationnel ne vient pas d’un événement. Il vient de ce qui n’a pas eu lieu, de façon répétée, dans un lien dont on dépendait.

Un enfant a besoin qu’on réponde à son appel. Qu’on remarque ce qu’il ressent. Qu’on le laisse dire non. Qu’on supporte qu’il ait ses besoins à lui. Quand ces réponses manquent — pas une fois, mais comme climat — il ne peut pas partir, ni se plaindre, ni changer de famille. Il n’a qu’une seule marge de manœuvre : se modifier lui-même.

Il apprend donc à avoir moins besoin. À ne pas déranger. À deviner ce qu’on attend de lui avant qu’on le demande. À se passer de ce qu’il ne reçoit pas. Ces ajustements ne sont pas des symptômes : ce sont des solutions, et elles fonctionnent. Elles lui permettent de rester en lien avec ceux dont sa vie dépend, au prix d’une partie de lui-même.

Le problème n’est pas qu’elles aient existé. Le problème est qu’elles restent — trente ans, quarante ans après, dans un monde où elles ne servent plus.

On parle aussi de traumatisme développemental, de traumatisme complexe, de SSPT complexe, ou de traumatisme d’attachement. Les nuances existent, mais ces termes désignent la même famille : une blessure qui s’est constituée dans la durée, dans la relation, à un âge où l’on n’avait pas les moyens de faire autrement.

En quoi c’est différent d’un traumatisme « ordinaire »

Un traumatisme dit simple a une date. Un accident, une agression, une catastrophe. Le système nerveux s’est figé pendant un événement identifiable, et le travail thérapeutique consiste largement à permettre à ce figement de se défaire.

Le traumatisme relationnel n’a pas de date. Il n’y a pas de scène à revisiter, parce que ce qui a blessé n’est pas ce qui est arrivé, mais ce qui n’est jamais arrivé. Personne ne se souvient de l’absence de réponse à trois ans. On se souvient seulement d’être ainsi.

C’est pour cette raison que les approches centrées sur le souvenir butent souvent ici. Il n’y a rien à retraiter. Il y a une manière d’être au monde qui s’est installée avant les mots, et qui se perpétue toute seule.

Le NARM : d’où vient cette approche

Le NARM — NeuroAffective Relational Model, modèle relationnel neuro-affectif — a été formulé par le Dr Laurence Heller, psychologue américain, avec Aline LaPierre. Son ouvrage de référence, Healing Developmental Trauma (2012), a été suivi d’un guide pratique en 2022.

Heller vient du travail somatique : il a longtemps pratiqué et enseigné des approches centrées sur le corps et le système nerveux. Le NARM est né d’un constat clinique : les méthodes qui régulent efficacement un traumatisme de choc ne suffisent pas quand la blessure est développementale. On peut apaiser durablement le système nerveux de quelqu’un sans que sa manière de se voir, elle, ne bouge d’un millimètre.

Il fallait donc une approche qui tienne les deux bouts : le corps et l’identité. Le système nerveux et ce que la personne croit être.

Le principe qui change tout

Une phrase de Heller résume l’orientation de la méthode :

« La nature exacte de ce qui nous est arrivé a moins d’importance que les empreintes que l’événement a laissées intérieurement. »

Autrement dit : on ne travaille pas l’histoire, on travaille ce qu’elle a laissé. Ce qui est vivant maintenant, dans la façon dont vous organisez votre monde, dans ce que vous vous interdisez sans y penser, dans ce que votre corps fait quand quelqu’un s’approche.

Et une seconde orientation, tout aussi déterminante : le NARM ne traite pas une pathologie, il reconnaît une intelligence. Les mécanismes qu’on vient défaire ont été, en leur temps, la meilleure solution disponible. On commence par honorer cette solution avant de toucher à quoi que ce soit.

Heller et LaPierre décrivent ce sur quoi la méthode s’appuie :

« Il y a en chacun de nous un mouvement spontané vers la connexion, la santé et la vitalité — comparable à celle qui est à l’œuvre dans une plante et qui l’oriente vers le soleil. »

Le travail ne consiste pas à fabriquer ce mouvement. Il consiste à retirer ce qui l’empêche.

La question centrale

Tout le NARM tient dans une question, qu’on peut se poser à n’importe quel moment de sa vie :

« Quels sont les schémas qui m’empêchent d’être présent à moi-même et aux autres, en ce moment ? »

Remarquez ce qu’elle ne demande pas. Elle ne demande pas ce qui vous est arrivé. Elle ne demande pas qui est responsable. Elle demande ce qui, maintenant, vous coupe — de vous et des autres.

Les cinq besoins fondamentaux et leurs modes de survie

Le NARM organise le développement autour de cinq besoins. Chacun, s’il est suffisamment rencontré, donne une capacité adulte. S’il ne l’est pas, il laisse un mode adaptatif de survie — une façon de fonctionner qui protège de la blessure en la reconduisant.

Les cinq besoins fondamentaux du NARM : cinq médaillons de mosaïque ancienne entrelacés
Connexion, accordage, confiance, autonomie, amour : cinq besoins, et cinq manières de survivre à leur manque.

Les modes portent le nom de la ressource manquante. Ils ne décrivent pas qui vous êtes : ils décrivent qui vous croyez être. La distinction n’est pas cosmétique, c’est tout l’enjeu du travail.

1. Connexion

Le besoin : être en contact avec son corps et ses émotions, et pouvoir entrer en relation.

Quand il a manqué : on vit à distance de soi. Les émotions arrivent atténuées, ou pas du tout. Le corps est un véhicule, pas un lieu habité. Entrer en relation demande un effort que les autres semblent ne pas avoir à fournir.

Les personnes concernées disent souvent qu’elles se sentent « à côté », « dans une bulle », « spectatrices ». Beaucoup ont une vie intellectuelle très développée — c’est là qu’elles se sont réfugiées, et c’est souvent là qu’elles excellent.

2. Syntonie

Le besoin : être accordé à ses propres besoins, savoir aller chercher ce qui nourrit et l’accueillir.

Quand il a manqué : on ne sait pas ce dont on a besoin. La question « de quoi as-tu envie ? » produit un blanc. Et si un besoin se fait sentir, il s’accompagne immédiatement du sentiment qu’il est de trop, qu’il ne mérite pas d’être satisfait, qu’il faudrait s’en passer.

Ces personnes sont souvent remarquablement attentives aux besoins des autres. Elles savent exactement ce dont vous avez besoin, vous. C’est leur compétence, et c’est leur symptôme.

3. Confiance

Le besoin : pouvoir dépendre sainement de quelqu’un, et vivre l’interdépendance sans danger.

Quand il a manqué : on ne compte que sur soi. Se remettre entre les mains de quelqu’un paraît insensé. Les relations se gèrent — on garde une longueur d’avance, on contrôle, on ne se met jamais en situation de manquer.

C’est souvent le mode des gens très fonctionnels, ceux qui portent beaucoup et ne demandent rien. La vulnérabilité leur apparaît comme dangereuse, plutôt que comme inconfortable.

4. Autonomie

Le besoin : dire non, poser une limite, dire ce qu’on pense sans avoir à s’en excuser.

Quand il a manqué : on se sent écrasé, sous pression, en dette. Le non ne sort pas — il se transforme en retard, en oubli, en mollesse, en ce qu’on appelle parfois passivité-agressivité, faute de pouvoir être un refus franc.

Beaucoup de gens gentils vivent là. La colère n’a pas disparu, elle est devenue inavouable.

5. Amour et sexualité

Le besoin : garder le cœur ouvert, et tenir ensemble l’amour et la vitalité sexuelle.

Quand il a manqué : l’amour va d’un côté, le désir de l’autre, et les deux ne se rejoignent plus. L’estime de soi se fonde sur l’apparence, la performance, la capacité à être choisi. On peut être très désirable et se sentir profondément non-aimable.

C’est, dans ma pratique, l’un des sujets les plus fréquents et l’un des plus tus. Les gens en parlent en dernier, souvent après plusieurs mois.

Le dilemme : « puis-je être moi-même et être aimé ? »

Sous les cinq modes, le NARM décrit un seul dilemme, décliné cinq fois.

Deux forces d’égale importance traversent un être humain : le besoin de connexion — être en lien, appartenir, être attaché — et le besoin d’individuation — être soi, s’exprimer, déployer sa vitalité propre. Chez un enfant dont l’environnement ne supporte pas les deux, elles entrent en conflit. Et l’enfant tranche toujours dans le même sens : il sacrifie l’individuation pour garder le lien. Il n’a pas le choix — sa survie passe par ceux dont il dépend.

Ce compromis laisse une question qui reste ouverte toute la vie :

Est-ce que je peux être authentiquement moi-même — et être aimé ?

Et sa conséquence, qui explique tant de comportements incompréhensibles de l’extérieur : ce que nous désirons le plus est ce dont nous avons le plus peur. Quelqu’un qui souhaite ardemment une relation peut faire fuir toute personne qui s’approche vraiment. Ce n’est pas de l’incohérence. C’est ce dilemme en action.

Chaque mode le pose à sa façon :

ModeLe dilemme, à la première personne
Connexion« Puis-je exister, prendre de la place, m’incarner — et être aimé ? »
Syntonie« Puis-je être accordé à mes besoins et les exprimer — et être aimé ? »
Confiance« Puis-je être vulnérable, lâcher le contrôle — et être aimé ? »
Autonomie« Puis-je dire non, poser mes limites, m’exprimer vraiment — et être aimé ? »
Amour-sexualité« Puis-je avoir une sexualité vivante et un cœur ouvert — et être aimé ? »

Beaucoup de gens reconnaissent leur vie entière dans une de ces cinq lignes.

Honte et fierté : les deux faces d’un même mode

C’est le point du NARM le plus utile en séance, et le plus déroutant quand on le découvre.

Honte et fierté dans le NARM : deux disques, l'un clair et l'autre sombre, qui se chevauchent
Honte et fierté : les deux faces d’un même mode de survie.

Chaque mode se présente sous deux visages opposés. Une face de honte, où la personne s’identifie au manque. Et une face de fierté, où elle s’identifie à son exact contraire. Les deux disent rigoureusement le même schéma.

ModeFace « honte »Face « fierté »
ConnexionHonte d’exister · être un fardeau · ne pas appartenirFier d’être un solitaire · de n’avoir besoin de personne · de ne pas être émotif
SyntonieEn demande permanente · insatiable · vide · indigne d’attentionPrend soin de tous · l’épaule sur laquelle on pleure · fier de n’avoir aucun besoin
ConfiancePetit · impuissant · utilisé · trahiFort et contrôlant · performant · plus grand que nature · utilise et trahit
AutonomieEn colère · plein de ressentiment envers l’autorité · rebelleGentil · doux · conciliant · sage comme une image · peur de décevoir
Amour-sexualitéBlessé · rejeté · déficient · ni aimé ni aimableRejette le premier · parfait · n’admet aucune erreur · tout sous contrôle

Regardez la colonne de droite. Rien là-dedans ne ressemble à une blessure. « Je n’ai besoin de personne » est une phrase qu’on prononce avec assurance, parfois avec superbe. « Je suis celui sur qui tout le monde peut compter » est une identité respectable, souvent valorisée par l’entourage.

C’est ce qui rend ces schémas durables : la face fière n’a aucune raison de demander de l’aide. Elle fonctionne. Elle est même souvent récompensée — socialement, professionnellement, conjugalement.

Et c’est pourquoi tant de gens consultent à cinquante ans, après une rupture, un épuisement ou un effondrement : la face fière a tenu jusqu’à ce qu’elle ne tienne plus.

En séance, cette lecture a un usage immédiat. Quand une personne décrit son fonctionnement avec fierté et que rien ne bouge, on peut aller chercher la face opposée dans la même ligne. « Fier de n’avoir besoin de personne » et « honte d’exister » ne sont pas deux problèmes : c’est un seul, vu des deux côtés.

Comment se déroule une séance de NARM

Il n’y a pas de protocole en étapes, et il n’y a pas de récit d’enfance à dérouler. Une séance de NARM se tient au présent.

On part de ce qui vous amène aujourd’hui

La séance s’ouvre sur ce que vous voulez explorer — pas sur ce que vous voulez obtenir. La distinction compte : le travail porte sur l’exploration, pas sur le résultat. Vouloir « ne plus être anxieux » place l’anxiété en ennemi et enclenche exactement le mécanisme qu’on cherche à défaire.

On observe ce qui se passe pendant que vous parlez

Le NARM se distingue ici d’une thérapie par la parole. Pendant que vous racontez, je regarde ce que fait votre organisme : le souffle qui se raccourcit, la voix qui devient plate, le regard qui s’éloigne, un geste qui commence et s’arrête.

Ces mouvements ne sont pas des illustrations de ce que vous dites : ce sont des informations en propre. Souvent, ils disent autre chose que les mots. Quelqu’un décrit une scène douloureuse en souriant. Quelqu’un dit « ça va » et sa poitrine se ferme. Le NARM appelle cela la conscience somatique, et l’on y suit des indicateurs précis : expansion ou contraction, connexion ou déconnexion, verrouillage ou effondrement, figement ou impulsion de mouvement, rigidité ou flux, vitalité qui monte ou qui tombe.

On cherche le principe organisateur

L’autre versant du travail : comprendre comment vous organisez votre monde intérieur. Quelle conclusion sur vous-même est à l’œuvre, sans être jamais formulée ? Quelle règle suivez-vous sans l’avoir choisie ?

Ces principes se repèrent aux évidences. Les phrases qui commencent par « de toute façon », « c’est normal que », « je sais bien que je ». Ce qu’on énonce comme un fait du monde alors que c’est une conclusion sur soi.

On vous rend votre part

Le NARM reflète constamment que l’adulte que vous êtes joue un rôle actif dans ce qui se reconduit. Ce n’est pas un reproche, et ce n’est surtout pas dire que vous seriez responsable de ce qui vous est arrivé enfant. C’est autre chose : l’enfant subissait, l’adulte maintient — et ce qu’on maintient, on peut cesser de le maintenir.

C’est ce déplacement qui rend le changement possible. Tant que le schéma est quelque chose qui vous arrive, il n’y a rien à faire. Dès qu’il devient quelque chose que vous faites, il y a une porte.

Les quatre piliers du travail

Ce que je viens de décrire se formalise en quatre appuis :

1. Clarifier le contrat — vous définissez l’intention ; on explore, on ne poursuit pas un résultat.

2. Poser des questions d’exploration — des questions qui vous ramènent à votre processus intérieur plutôt qu’à votre histoire.

3. Renforcer le sentiment d’être agent — refléter votre part active, sans jugement.

4. Refléter les changements psychobiologiques — nommer ce qui, dans l’organisme, indique qu’une connexion se rouvre.

NARM ou Somatic Experiencing : quelle différence ?

C’est une question fréquente, et légitime : les deux approches viennent du champ somatique, et beaucoup de praticiens — dont je fais partie — sont formés aux deux.

Le Somatic Experiencing, développé par Peter Levine, travaille le traumatisme de choc. Son objet est le système nerveux autonome : une charge s’est activée face à une menace, elle n’a pas pu se décharger, elle est restée. Le travail consiste à permettre à cette décharge de se faire, lentement, par petites quantités, sans resubmerger la personne. C’est une approche remarquablement efficace sur les suites d’accident, d’agression, d’intervention médicale, de catastrophe.

Le NARM travaille le traumatisme développemental. Son objet est une identité constituée plutôt qu’une charge bloquée : non pas « mon corps est resté figé dans un moment de danger », mais « j’ai conclu que je ne valais pas qu’on me réponde, et j’organise ma vie là-dessus depuis ».

La différence la plus parlante est peut-être celle-ci : en Somatic Experiencing, on peut travailler sans jamais parler de l’identité du client. En NARM, c’est là qu’on travaille.

Les deux ne s’opposent pas, et ne se substituent pas l’un à l’autre. Une même personne peut avoir besoin de l’un puis de l’autre : réguler d’abord ce qui submerge, aborder ensuite ce qui structure. Ce qu’il faut éviter, c’est de traiter une blessure développementale comme un choc — on obtient alors des séances apaisantes qui ne changent rien en profondeur, et une personne qui finit par croire que c’est elle qui résiste.

Ce que j’en fais dans ma pratique

Je suis praticien certifié en Somatic Experiencing et en NARM. Mais ma pratique principale est la Clarification Relationnelle®, et le NARM y tient une place précise que je veux nommer honnêtement.

Ce que le NARM m’apporte, c’est une carte développementale. Devant une personne qui n’arrive pas à formuler un besoin, savoir si l’on est du côté de la syntonie ou de l’autonomie change ce que je propose, et surtout le rythme auquel je le propose. Une blessure très précoce demande de la régulation avant tout travail de parole ; une blessure plus tardive supporte qu’on aille droit au but.

Ce que le NARM ne fait pas, en revanche : il n’a pas d’équivalent de la dyade. Le travail s’y déroule dans la relation avec le thérapeute, ce qui est déjà considérable — mais c’est une relation asymétrique. Dans la Clarification Relationnelle, deux personnes sont face à face, à égalité, et ce qui n’a pas pu se dire se dit à quelqu’un. Cela produit quelque chose qu’aucune séance individuelle ne produit.

Et il y a un point où les deux approches divergent, que je préfère signaler plutôt que de le lisser : pour Heller, une adaptation très précoce est une organisation du système nerveux, antérieure au langage — elle n’a pas de destinataire. Pour la Clarification, une attitude figée porte toujours un message adressé à quelqu’un. Ces deux propositions ne peuvent pas être vraies partout. Mon hypothèse de travail est que plus la rupture est précoce, moins il y a de message à délivrer et plus il faut de régulation ; plus elle est tardive, plus le travail de parole mord directement. C’est une hypothèse, et elle se vérifie en séance.

À qui s’adresse ce travail

Il est indiqué si :

  • vous n’avez « rien à raconter » et pourtant quelque chose ne va pas depuis toujours
  • vous avez déjà fait une thérapie qui a bien travaillé votre histoire, et le fonctionnement n’a pas changé
  • vos relations se dégradent selon un schéma qui se répète, sans que vous puissiez l’arrêter
  • vous vous reconnaissez dans une ligne du tableau honte/fierté — y compris, et surtout, dans la colonne de droite
  • vous fonctionnez très bien en apparence, et cela vous coûte de plus en plus cher

Il ne convient pas, ou pas maintenant, si :

  • vous êtes en crise aiguë et avez besoin d’être stabilisé d’abord
  • vous suivez un traitement psychiatrique pour un trouble qui demande un cadre médical — ce travail ne s’y substitue pas et peut venir en complément, en accord avec votre médecin
  • vous cherchez une méthode rapide : ce travail est lent par construction, parce que ce qu’il déplace s’est constitué sur des années
  • vous voulez comprendre : la compréhension est ici un outil, pas un but, et elle peut même devenir une manière très sophistiquée de ne pas changer

Commencer un travail en séance

L’article décrit comment se déroule une séance : on part de ce qui vous amène aujourd’hui, et l’on observe ce qui se passe pendant que vous en parlez.

C’est ainsi que je travaille en séance individuelle, en m’appuyant sur le NARM, la Somatic Experiencing ou la Clarification Relationnelle selon ce qui se présente. Relisez avant de prendre rendez-vous la partie « À qui s’adresse ce travail » : en cas de crise aiguë, une stabilisation passe d’abord.

Je propose des séances individuelles, essentiellement en visio, avec la possibilité de séances ponctuelles en présentiel à Paris et à Montpellier. → Prendre rendez-vous

Si vous hésitez, écrivez-moi quelques lignes sur ce qui vous amène : je vous dirai si c’est le bon moment. Pour savoir comment se passe une séance : l’accompagnement individuel.

Questions fréquentes

Faut-il raconter son enfance ?

Non. On la traverse parfois, quand elle vient d’elle-même, mais ce n’est pas le matériau du travail. On part de ce qui se produit dans votre vie et dans votre corps aujourd’hui.

Combien de temps cela prend-il ?

Il n’y a pas de durée standard. Des déplacements notables se produisent en quelques mois ; une réorganisation de fond se compte en années. Le rythme le plus courant dans ma pratique est d’une séance tous les quinze jours.

Est-ce que ça marche en visio ?

Oui. La visio limite la lecture du corps entier, mais l’essentiel — le souffle, le visage, la voix, le rythme — passe. Une grande partie de mes accompagnements se fait ainsi.

Peut-on combiner NARM et Somatic Experiencing ?

C’est ce que je fais, et c’est fréquent chez les praticiens formés aux deux. On régule quand il faut réguler, on travaille l’identité quand c’est ce qui est à l’œuvre.

Est-ce une thérapie reconnue ?

Le NARM est enseigné dans des formations certifiantes internationales, sur plusieurs années, avec supervision. Il n’a pas de statut réglementaire particulier en France, où le titre de psychothérapeute est protégé mais où les méthodes ne le sont pas.

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le partager, ou à en faire suivre le lien aux personnes qu’il pourrait intéresser.

Pour aller plus loin

Si ce que vous venez de lire décrit quelque chose que vous reconnaissez, le plus simple est de me le dire en quelques lignes plutôt que de réserver au hasard. Je vous dirai si c’est le bon moment, et si c’est moi qu’il vous faut.

Sources


Pour explorer cette investigation plus directement, tu peux rejoindre l’un des Séminaires Intensifs vers l’Éveil (« Qui suis-je ? ») ou des groupes Sadhana que je propose.

Et si tu veux approfondir cette exploration, tu peux télécharger l’ebook gratuit « Qui suis-je ? » sur les 15 étapes de la Connaissance de Soi et renseigner le questionnaire en ligne disponible via ce lien.

Pour ne rien manquer des prochaines explorations, abonne-toi directement à notre newsletter ici !

Tu peux aussi rejoindre notre communauté Psycelium sur ces différents réseaux :

YouTube
YouTube
Facebook
Facebook
Instagram
Instagram
Telegram
Telegram
LinkedIn
LinkedIn
X
X
Substack
Substack
Si vous avez aimé l'article, vous êtes libre de le partager ! :)

Laissez un commentaire !